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Cet article montre l'histoire en détails de La Légende de la Chambre de Cristal .

Prologue Modifier

La nuit noire colorait le ciel d’une couleur charbon, tandis que ce dernier semblait cracher les éclairs qui venaient le déchirer de temps à autres. Aucune lumière ne parvenait à la terre, car une multitude de nuages noirs bloquaient la lune. Sur le chemin délabré, un chat et une chatte couraient à en perdre l’haleine, mais fatiguée, la chatte s’assis sur le sol. Le petit qu’elle tenait dans ses bras se mit à pleurer.

-Le petit et moi ne pourrons pas aller plus loin, dit-elle en consolant l’enfant.

Le chat la regarda, soupira et s’agenouilla à ses côtés.

-Je comprends que tu sois fatigué, Stella, mais il faut continuer.

Des rumeurs s’approchaient, des rumeurs stridentes et rauques qui semblaient venir de leurs pires cauchemars. Soudain, un éclair frappa l’arbre à côté du quel c’était réfugiée la petite famille. Ces derniers s’éloignèrent du brasier résultant de l’impact. Le chat mit ses mains sur les épaules de sa femme qui avait les larmes aux yeux.

-Qu’allons nous faire? Nous n’avons plus de place où fuir, maintenant, dit-elle en pleurant.

Son mari essuya ses larmes. 

-Peu importe se qu’il arrivera ce soir, je veux que tu sache que toujours je vous aimerais, toi et l’enfant, dit-il.

Il prit l’enfant pour soulager sa femme. Le petit chaton, comprenant qu’il se trouvait dans le bras de son père, se calma, mais les rumeurs du lointain s’approchaient au point de devenir menaçantes. Le petit groupe se remit à courir, tandis que l’horizon se zébrait d’éclairs comme pour accentuer le sentiment de danger.

Un décor de ruines barrait le passage aux chats. L’ignorant, ces derniers s’engouffrèrent dans les dédales de cette cité abandonnée depuis plus de quatre siècles. Démontrant qu’il connaissait bien la place, le chat conduisit sa femme et son fils dans différents couloirs aux murs de pierre et où des colonnes brisées jonchaient le sol, bifurquant à droite et à gauche. La petite famille entra dans une des salles souterraines. Cette salle c’était très bien conservée, car cachée des voleurs et des pilleurs, elle avait gardée ses murs couverts d’or massif, de la même matière que le banc et la petite table qui se trouvaient là. Tout le monde se tût, mais deux minutes plus tard, de grands bruits se firent entendre à la surface.

-Stella, je vais voir se qui se passe en haut. Si je ne reviens pas, enfuit-toi le plus loin que tu peu, et sauve l’enfant! 

- Mais… 

Stella ne fini pas sa phrase, car le chat quitta la salle en coup de vent. Elle écouta, mais rien ne se produisit. Le chaton se remit à pleurer, des pleurs que sa mère n’avait pas le courage de consoler.


...


Aucun bruit ne sortait des ruines qui paraissaient en cendre à cause du manque de lumière. Une luciole, qui semblait pas être la bienvenue dans ce lieux de ténèbres se posa sur l’épaule de Steven. Ce chat d’environ vingt-cinq ans la prit dans ses mains.

-Viens, ma belle. Je pense que je vais avoir grand besoin de ta lumière.  

Il éclaira les alentours, mais il n’y avait rien d’anormal. Il était difficile pour Steven de quitter sa femme et son fils, seulement, il s’avait qu’il devait le faire, car il devait les sauver à tout prix. Le chat se remit en route en silence tout en caressant la luciole, mais soudainement, une brique lui tomba presque dessus, l’esquivant au dernier moment. Le chat se jeta derrière une colonne qui avait peut-être déjà eu de l’éclat à une certaine époque et retint son souffle.

-Idiot! Je te paris cinquante pièces d’argent que tu l’as blessé, dit une voix.

-C’est pas ma faute, la brique est partit toute seule, répondit une deuxième.

-Arrêtez de vous chamaillez comme des enfants et retournez avec les autres! Leur cria une voix qui était familière à Steven.

Ce dernier visa sa cible, respira profondément, joignit ses mains et les ouvrit brusquement. Une boule d’un bleu lumineux s’écrasa sur la forme masquée à la vitesse de l’éclair. Comme entraînée par une force, la victime alla contre son gré frapper de plein fouet le mur de pierre et s’écroula sur le sol. Steven sortit alors de sa cachette et se jeta sur son adversaire. Un duel commença alors, où des coups de pieds, des coups de poing, et des formules magiques complexes –que je ne pourrais transcrire ici- s’entremêlaient, mais bien vite, les deux combattants durent se rendre compte qu’il était à force égale. La forme noire enleva son masque, dévoilant un chien au regard glacial et au pelage de la même couleur que le ciel de la nuit.

-Je te croyais plus empoter, Steven, grogna t-il. Et dire que tu n’as jamais voulu coopérer! Il a fallut que je te suive dans tous le cinq mondes! Tu aime me faire marcher on dirait!

-Je ne coopérai jamais avec quelqu’un qui veut soigner ses propres ambitions, même si ce quelqu’un été mon meilleur ami. S’il te plaît, Razom, redevient le Razom que j’ai connu enfant. Celui qui était un chien fier, loyal et fort, pas celui que je vois aujourd’hui devant moi qui est cupide, jaloux et fous. Je t’en supplie, cesse ces malheurs.

-Non! Je veux les cristaux, et tu me les donneras!

Le combat reprit de plus bel, mais il tourna vite en faveur de Razom, grâce à ses guerriers avertis par le bruit. Voyant des formes masquée semblant à son adversaire venir de tout côtés, Steven tenta ce que sont professeur de magie aurait appelé une folie. Il  sauta extrêmement haut, tellement haut que personne n’arriva à l’atteindre. Le chat atterri sans aucun mal sur une plate-forme en hauteur. Il fit un geste avec les bras et un rayon bleu frappa les guerriers qui tentaient de le rejoindre, mais le regard de Steven restait sur Razom, qui avait la main dans son armure. Tout à coup, il lança une sphère qui atterrie juste devant le chat. «Oh non!» Pensa Steven. Il eu seulement le temps de sauter en bas que la plate-forme explosa derrière une fumée mauve. «Une capsule de Melzorian. Sa fonctionne à tout les coups.» Se dit Razom.

-Allez me chercher son corps. Dit-il à ses guerriers.

Les autres s’exécutèrent, mais ils revinrent bredouilles à peine cinq minutes après leur départ. 

-Nous n’avons rien vu, dirent-ils.

-Quoi! Vous voulez me faire croire qu’il est encore vivant après une chute pareille?

-Mais puisqu’ont vous dits qu’il n’est plus là! Reprirent ses guerriers.

-Et bien soit, il n’est plus là, mais il ne perd rien pour attendre. En attendant, essayez de me trouvez sa femme et son fils. Je veux la famille complète.


...



Dans la pièce de plus en plus sombre, Stella attendait. Cela faisait déjà trois heures qu’elle était ici avec son fils. Trois heures interminables à attendre Steven… qui ne revenait pas. Craignant le pire, La chatte se décida enfin, prit son fils quitta la salle sans faire de bruit. En courant, des larmes se mirent à couler sur ses joues, mais elle ne s’en rendit même pas compte car la chatte essayait tant bien que mal à consoler son chaton qui pleurait lui aussi.

Stella prit peur lorsqu’elle entendit des pas derrière elle. La chatte accéléra la cadence, sachant que le bruit venait de tout près, mais son poursuivant ne la lâcha pas pour autant. Tout à coup, une forme noire se dressa sur son chemin. La chatte poussa un cri et changea de direction. Sans crier gare, une autre forme se glissa devant elle. Prit au piège, Stella serra son fils contre elle. 

-Donne-moi ton fils. Lui dit une des formes, qui était plus grande que les autres.

-Je ne vous donnerai jamais mon fils! C’est mon fils! Vous n’avez pas le droit de me le prendre! S’écria la chatte.

La forme fit un mouvement et lui arracha le petit des mains. Le pauvre petit chaton pleura à en déchirer les oreilles.

-Non! Cria sa mère.

Dans un effort surhumain (ou suranimal), elle se dégagea de l’emprise d’une des formes et sauta. Elle donna un coup de pied directement sur celle qui tenait son fils. La forme lâcha le chaton mais frappa la chatte, qui s’écroula sur le sol et rendit son dernier soupir, tandis que le bébé roulait dans les buissons.


...



Deux jours plus tard, dans ces mêmes ruines, un savant et son guide essayaient de retrouver leur chemin, ce qui n’était pas évident dans ce labyrinthe. 

-Monsieur le professeur, je crois que nous tournons en rond, dit le guide, désespéré. 

-Allons par là, pour voir, lui répondit le savant.

Ils arrivèrent alors dans une cours qui leur coupa le souffle tellement la nature s’épanouissait et reprenait ses droits. Des éclats de pierres recouvrait ce qui restait de sol libre car une espèce de bruyère encore inconnu des botanistes occupait presque toute l’espace disponible. Pensant avoir fait la découverte du siècle, le savant s’approcha et s’agenouilla dans la terre meuble. C’est à ce moment là que de faibles pleurs se firent entendre. 

-Qu’est-ce que c’est? Demanda le guide, perplexe.

-Je ne sais pas, mais sa provient des buissons, répondit le savant.

Il s’approcha et fouilla dans le bosquet de rosiers sauvages et de lys rampants qui dégageait une fragrance pouvant même dérouter les plus grands parfumeurs.

-donnez-moi votre machette, Johadi, demanda t-il.

Après quelque coup, il en dégagea un petit chaton qui pleurait à grands cris.

-Mais qu’est-ce que tu fais ici, toi? Lui dit doucement le savant en le caressant. 

Il lui donna un biberon qu’il préparait d’habitude pour les enfants malades qu’il avait l’habitude de guérir. Le petit avala goulûment et se mit à ronronner. 

-Et bien, ça doit faire longtemps que tu n’as pas mangé, toi, dit-il.

-Avez-vous une idée où se trouveraient ses parents? demanda le guide.

-Non, mais je l’amène, sinon il va mourir de faim, lui répondit le savant.

Le petit s’endormis.

-En tout cas, lui ma déjà adopté, ria l’homme.

Chapitre 1 Modifier

La lune resplendissait comme si elle dansait une valse avec les étoiles, tandis que la nuit continuait dans le firmament. Un vaisseau brisa tout à coup le silence qui régnait dans l’espace et s’arrêta  proche d’un monde inconnu. Dans le vaisseau, qui était en fait un hangar, on pouvait entendre plusieurs vaisseaux spatiaux aller et venir à l’intérieur. Malgré l’obscurité, on voyait une multitude de machines en action, dont deux qui se donnaient des balles lumineuses avant qu’elles ne disparaissent je ne sais où,  et une qui envoyait un gigantesque éclair sur une autre. C’était à l’étage que se trouvaient tous les logements et les bureaux. Sur les murs des couloirs, on pouvait voir diverse photos, dont certaines du propriétaire et de son protégé, un chat orphelin qu’il avait recueilli lorsque ce dernier était encore un tout petit chaton.

Dans la salle des commandes, un homme qui avait l’air d’être dans la trentaine était assis sur un fauteuil près d’un poste d’ordinateurs. C’était le docteur et professeur Éric Davidson, un homme brillant qui parcourait les mondes à bord de son vaisseau pour soigner, faire ses recherches et participer à des congrès de savant. Les cheveux bruns bien coiffé, les yeux d la même couleur, blouse blanche et pantalon, tout lui donnait l’allure d’un homme ordinaire, mais il gardait un secret qu’il ne voulait révéler à qui que se soit.

Aujourd’hui, Éric n’était pas dans son assiette. Quelque chose le tracassait et augmentait son inquiétude. Il y a de cela deux ans, le savant eu reçu une lettre de menace qui disait ceci :


Professeur, ceci sera le premier et le dernier avertissement. Nous savons où vous êtes, ne tentez rien, car vous ne pourrez plus fuir. Je crois que vous savez qui nous voulons. Livrez le nous, SINON…


G.O.


Les employés d’Éric, ne sachant pas ce que signifiaient les initiales G.O., disaient tous que ce devait être une farce, mais lui savait bien que malheureusement, ce n’en n’était pas une, et il venait juste de découvrir un point étrange sur le radar. «Ça doit être leur vaisseau. Ils me suivent.» Pensa t-il, pas du tout rassuré. «Il faut que je lui apprenne, sinon il ne pourra jamais se défendre.» Éric prit une grande respiration, se prit la tête à deux mains et essaya de se calmer, pendant qu’il analysait la situation. Après quelques calculs complexes, l’homme parvint à une conclusion. «J’ai plus ou moins un mois devant moi. Ça devrait être suffisant.» Se dit-il. Le docteur Davidson appuya sur un bouton du tableau de bord. «Allez cherchez mon protégé.» Dit t-il dans le haut-parleur. Cinq minutes plus tard, un homme entra dans la salle. «Il est introuvable, docteur.»

En fait, le chat -que le docteur Davidson avait appelé Jet- lisait tranquillement une bande dessinée dans sa cachette. Selon son apparence, il avait tout comme tout autre garçon de dix ans. Il marchait sur ses pattes arrière, parlait même, mais une autre chose le différenciait d’un enfant de cet âge. Il était extrêmement intelligent, et il se disait que c’était sans doute pour cela que le docteur Davidson l’exhibait dans les réunions et congrès de savants, mais Jet, aimant la solitude autant qu’il aime de la compagnie avait besoin d’un moment seul parfois, ce qui était un peu difficile à comprendre pour Éric. Une chose qui devait dure pour le pauvre Jet était la froideur des garçons de son âge qu’il rencontrait quelques fois  dans les congrès. Que les autres le trouve différent est normal, car c’est un chat, ce qui l’attristait parce qu’il n’avait aucun amis. Jet portait toujours un short vert et une chemise à manche courte bleu qu’il avait prit l’habitude de ne jamais boutonner, mais son pelage d’un gris argenté, ses oreilles, son museau et ses griffes qu’il n’utilisait jamais indiquaient clairement qu’il était un chat, et non un humain.

Son ventre gargouilla. «Mon estomac réclame à manger on dirait, pensa t-il. Je vais aller voir quand est-ce qu’Éric pense diner.» Il ouvrit la seule trappe conduisant à sa cachette. Jet avait trouvé ce qui était devenue sa  pièce secrète (Qui était en fait un ancien carburateur du vaisseau qui n’avait jamais été utilisé) l’année dernière, derrière sa commode. Depuis, à chaque fois qu’il avait besoin de calme, il se rendait ici. Le chat entra dans sa chambre, rangé d’une certaine façon. Son lit défait avait près de lui une pille de romans classées par grandeur. Sous un hublot, qui était le seul de la chambre, se trouvait une étagère pleine de poussière. Dans le couloir, Jet rencontra un employé qui l’averti que son tuteur le cherchait.


...



Dans la salle de contrôle, Le docteur Davidson essayait de trouver ce qu’était le point étrange sur le radar, car cela n’avait pas l’air d’un vaisseau, sauf si celui-ci est composé de matière organique. Éric comprit que cela voulait dire que ses craintes étaient justifiées, lorsqu’on frappa à la porte, le sortant de ses pensés. «Entrer!» Dit-il. 

-Tu voulais me voir Éric? Demanda Jet en faisant son entré dans la salle.

- Ah, Jet, tu es là, dit Éric comme réponse. Viens avec moi.

Ils marchèrent ensemble pendant un moment et descendirent dans le hangar. De moins en moins de vaisseaux rentraient ou sortaient car les portes se fermaient pour la nuit. Jet n’avait jamais eu l’occasion d’explorer ce lieu, et c’était avec admiration qu’il regardait les vaisseaux bleu, gris, jaune, des véhicules de toutes sortes; notamment tanks, camions, robots et hélicoptères, en plus des machines spéciales qu’il n’avait jamais vu auparavant. Après dix minutes de marche; car le hangar est très vaste, Éric ouvrit une porte, qui, rouillée, ne semblait pas avoir servit depuis longtemps. L’homme fit entrer Jet le premier, qui jeta un regard à la salle. Au premier abord, on pouvait penser que c’était une salle ratés par le concepteur du lieu, mais il n’en n’est rien. Cette salle était utilisée par Éric pour une activité que même Jet ne soupçonnait pas. «Jet, il faut que je te dise que depuis l’adolescence, j’ai une force exceptionnelle et  qu’à cet âge, j’avais appris les bases de la magie, mais c’est sans doute pour cela que je me suis attiré des ennuis. 

«Un jour, un incendie s’est déclaré dans ma ville d’enfance, et en voulant sauver ma bien-aimé, j’ai gravement blessé un homme qui me barrait le passage car la maison allait s’écrouler. J’ai été mit en prison, et en sortant, j’ai tenté d’oublier mon passé et de me trouver un métier pour refaire ma vie. C’est comme ça que je suis devenu docteur.» 

Éric se tut et resta silencieux, attendent peut-être que Jet lui adresse des reproches, mais ce dernier demeura muet. «Je t’ais dis la vérité sur ma vie, maintenant c’est la tienne que je vais éclairer.»

-La mienne? Demanda Jet, incrédule.

-Et oui, la tienne, du moins, ce que j’en sais, lui répondit Éric. Je sais seulement que tu viens du monde de Loncégare, car c’est dans une ancienne cité de lions que je t’ais trouvé. Tu étais un tout petit bébé, perdu dans des buissons. C’était pour cela que j’ai décidé de t’adopter, et tu viens vraiment de Loncégare, car il n’y a pas d’animaux semblable à toi dans les autres mondes.»

-Les autres mondes? Il y en a combien? Demanda Jet.

-Cinq. Leurs portes sont contrôlées par les cristaux de la chambre de cristal, un lieu légendaire qui se dévoile seulement à son gardien, comme les cristaux. Malheureusement, depuis que ce dernier a disparu, les mondes se font des guerres pour le premier qui trouvera la chambre qui, si nous ne faisons rien, sera perdu à jamais.

- Qui était-il, le gardien, et de quel race? Demanda de nouveau Jet.

-Personne ne le sait, et cela reste un pur mystère. Revenons au récit. Dernièrement, j’ai reçu une lettre de menace dont les auteurs voulaient que te livrent, et pure coïncidence, un point étrange est apparu sur le radar, donc j’ai un mois pour tout t’apprendre. 

-Tout m’apprendre quoi? Demanda Jet qui n’en croyait pas ses oreilles.

-Ce qu’on appelle l’art du combat, répondit de nouveau Éric. À vrai dire, je vais seulement t’apprendre les bases, car de nombreux guerriers, mages et magiciens modifient leurs techniques selon leur propre personnalité. Regarde.

Éric joignit ses mains, respira profondément et les ouvrit en forme de triangle. Une trainée d’énergie bleue alla s’écraser sur une cible accrochée au mur.

«La magie peut être pratiquée avec des mots et des gestes, ou même les deux à la fois. Certains utilisent même leurs armes pour envoyer des sortilèges, mais deux éléments essentiels sont la volonté et le calme. Va-y, essais.»

Jet joignit ses mains, força et les ouvrit brusquement, mais rien ne se produisit. Il réessaya plusieurs fois, mais rien n’y fit.

-Je n’y arrive pas! S’écria Jet, découragé et frustré.

-C’est parce que tu n’a pas fait le calme en toi, lui répondit Éric.

Jet fit un autre essai. Il joignit de nouveau ses mains, maintenant respira profondément et les ouvrit calmement, mais la trainée d’énergie bleue se mit à rebondir partout s’écrasa sur le plafond avec fracas. Le docteur Davidson éclata de rire. «Avec de la pratique, tu arriveras à envoyer la déflagration sur la cible.» Au fil des jours qui suivirent, Jet apprit de nombreuse prises, formules et coups, mais ces entraînements, qui était amusant pour lui au début devinrent très vite monotone. Un jour qu’il n’avait plus le goût de s’entraîner, l’inévitable question sortie de sa bouche : «À quoi ça va me servir de faire tout cela?» Demanda t-il à Éric. Après un long moment de silence, signe qu’il réfléchissait, le docteur Davidson se décida à parler, mais Jet était sûr qu’il lui cachait quelque chose. «Je n’en aucune idée, mais mieux vaut prévoir.» Répondit Éric. 


...



Un mois plus tard, le docteur Davidson eu malheureusement raison dans ses calculs, car le point sur le radar était maintenant tout proche et dans le vaisseau, c’était le branlebas de combat. Comme quelqu’un que personne n’avait informé, Jet dormait tranquillement dans son lit, lorsqu’un grand choc le réveilla. Se demandant ce que cela pouvait être, Jet se leva, s’habilla en vitesse et s’élança dans le couloir, mais une forme étrange le fit jeter un regard vers la fenêtre. Ce n’était pas un vaisseau qui les abordait (du moins, c’est ce que Jet pensait), mais plutôt une immense créature qu’il n’avait jamais vu. Il couru le plus vite qu’il pouvait et se rendit dans la salle des commandes, où un groupe d’employés l’occupait et s’affairait partout.

-Qu’est-ce qui ce passe? Demanda t-il au docteur Davidson.

-Je n’ais pas le temps de t’expliquer, Jet, répondit ce dernier.

-Mais pourquoi? Demanda de nouveau Jet.

-Parce que nous sommes attaqués! Cria Éric en courant vers l’ordinateur.

Il y eu de nouveaux chocs, de plus en plus forts, puis plus rien.

-Qu’est-ce qui…

Jet n’eu pas le temps de finir sa phrase, car une force qui semblait venir de nulle-part le fit rouler sur le sol. Soudain, la vitre du grand hublot où le chat avait prit l’habitude de contempler le paysage défilant à l’horizon éclata en morceaux et tout ceux qui était là se protégèrent le visage. Des formes noires entrèrent dans le vaisseau par le grappin qui était en cause de la destruction du verre. Celui qui avait l’air le chef s’avança. 

-Nous ne voulons pas nous battre, mais nous le ferons si nous en sommes obligés et donc, si vous ne nous livrez pas ce chat, dit-il en pointant Jet. 

Ce dernier regarda Éric, perplexe.

-Pourquoi me voulez-vous? Demanda t-il.

-Ça, tu le sauras bien assez vite, ricana le guerrier.

Jet respira profondément et fit tournoyer ses bras. Le résultat ne tarda pas à ce faire savoir. Un rayon d’énergie se mit à tourner autour de lui et partit dans toutes les directions, frappant des guerriers au vol. 

-Je suis peut-être jeune, mais vous ne m’aurez jamais! Leur cria t-il. 

-Tu sais te battre! Voilà qui va rendre la suite intéressante, murmura le guerrier en se relevant.

-Oui, je sais me battre, mais qu’est-ce que ça change? Reprit le chat.

-Ça change que je peux être, comment dit-on… plus puissant dans mes formules…

Il fit interrompu par Jet qui le plaqua au sol en effectuant une prise, mais son adversaire se dégagea facilement. «Attaquez-les, et je veux le chat sur notre lombrikorne avant que Razom n’arrive!» Cria t-il à ses hommes. Une bataille fit rage dans le hangar où le guerrier et Jet étaient descendus. Même si Jet était très puissant pour son âge, il se faisait souvent frapper par les guerriers qui tentaient de l’enlever, mais en regardant bien la forme qui était devant lui, le jeune chat fut prit d’un malaise et se mit à voir flou. «Qu’est-ce qui ce passe? Se demanda t-il. Ce n’est pas le moment!» Tout à coup, il vit une autre forme, mais elle était entrain de maltraiter une chate adulte. «Donnez-moi mon fils, donnez-moi mon fils!» Criait la chate sans arrêt. Jet fit un mouvement, mais ne vit à nouveau rien, et quand il pu voir à nouveau, il était dans le champ de bataille. Il se sentait mal, même très mal. Il entendit une voix désespérée lui cria de s’enfuir, qui semblait être celle d’Éric. S’enfuir? Mais où? C’était la grande question. Jet décida de se cacher dans un coin où que personne ne le trouverait, lorsqu’il reçu un coup directement sur le bras droit. Le pauvre chat poussa un hurlement et s’écrasa sur le sol en se tordant de douleur. 

-Espèce d’idiot! Tu l’as blessé! Cria le chef à l’auteur du coup. 

-C’est pas ma faute, c’est lui qui est allé en plein où je frappais, dit un autre guerrier de sa voix rauque. 

-Prend-le, et allons nous-en! Déclara le chef en regardant le combat qui continuait de faire rage. 

Même si Jet avait horriblement mal au bras, il se leva d’un bon, effectua une pirouette et donna un coup de pied magistral au guerrier qui alla frapper le mur de plein fouet, mais en se retournant, Jet aperçu alors un des vaisseaux du hangar s’écraser et avancer dangereusement dans sa direction. Sachant que sa vie en dépendait, le jeune chat se mit à courir le plus vite qu’il le pouvait, même si le l’engin gagnait du terrain. Soudain, le vaisseau arrêta net, mais Jet, qui continuait de courir s’enfargea dans un débris et tomba par la porte du hangar qui était grande ouverte. Au dernier moment, le chat réussi à s’accrocher sur le rebord avant de basculé dans le vide. 

-Donne-moi ta main et je te sauverais, lui dit le chef des guerriers qui ricanait en le voyant dans cette mauvaise posture.

-Jamais! Je préfère mourir que d’être avec vous! S’écria Jet en lâchant son point d’appuis.

Le jeune chat se mit à chuter dans le vide et à tomber vers l’étendus d’eau au contrebas. 

«Non!» Cria le guerrier en le regardant, ne pouvant rien faire.      

Jet se demandait si il avait fait le bon choix, car quitter la vie en un si bas âge… Ce ne serait pas ce qu’il aurait voulu s’il avait pu choisir. 

Des larmes coulèrent alors sur son visage, mais lui, ferma les yeux.  

Chapitre 2 Modifier

Max revenait des champs où il avait travaillé pendant toute la journée. Il était un aigle brun de onze ans très musclé et apprécié de nombreuses jeunes filles de son village. Tout en marchant, il se rappelait le jour lorsqu’il avait rencontré Hazim, quand il était encore qu’un tout jeune aigle de six ans. En ces temps là, Max était impatient et se battait toujours avec qui que soit. Un jour, alors qu’il venait de se battre avec d’autres garçons, il s’était enfuit quand il bouscula un vieux chien au pelage blanc et au regard posé. Le jeune aigle était sûr qu’il allait se faire gronder une fois de plus, mais le chien n’en fit rien. Il n’avait fait que se retourner vers lui, le regarder et lui dire :

-Quel est ton nom, jeune aigle? 

-Max, avait répondu ce dernier en tremblant.

-Et bien Max, avait reprit le chien après l’avoir observé, il y a quelque chose en toi qui me dévoile ton honnêteté et ta loyauté, même si tu as un sale caractère. 

Le vieux chien rit en disant ces derniers mots, ce qui avait apaisé l’aigle. «Je m’appelle Hazim. Viens avec moi, n’ais pas peur.» Avait t-il dit de nouveau. Max avait donc suivit le mystérieux chien qui l’avait conduit dans un lieu étrange. Durant cinq ans, Hazim lui avait apprit la magie et de nombreux autres savoirs, mais le but, Max ne le savait pas encore aujourd’hui. Quand-même, le jeune aigle aimait bien aller à ses cours secrets avec ce sympathique chien, même si parfois c’était dur de trouver une excuse pour partir de chez lui. 

Max essuya les gouttes de sueur avec une manche de sa tunique verte un peu usée par le travail des moissons (le père de Max est un fermier qui refuse catégoriquement toutes formes de magie). L’aigle entra alors dans son village, qui en ce début de soirée brillait par la lumière d’une multitude de lanternes et où une légère brise vint lui caresser le visage. Max continua sa route sur le chemin de fin gravier près de trois magnifiques érables, signe de reconnaissance du village, car dans Loncégare, les petits villages comme celui-ci avaient prient l’habitude de ce trouver un signe qui indiquerait son nom (Celui-ci s’appelait L’érable D’or), mais les feuilles des trois érables commençaient à virer au jaune, au rouge ou encore à l’orange, montrant clairement que l’automne et son lot de surprises; notamment les récoltes, approchait à grands pas. Max aimait bien travailler aux champs, mais durant cette période, il était plus difficile pour lui de voir Hazim, ce qui l’attristait un peu. 

Aujourd’hui, Max était bien déterminé à aller voir son professeur, car, il pensait que se serait la dernière fois de l’année qu’il le pourrait. Il s’avança sur la route principale du village lorsque soudain, trois étranges cavaliers entrèrent dans la place. Max eu seulement le temps de faire un saut arrière qu’il reçu de la poussière en plein visage. De nombreux témoins de la scène accoururent. 

-Ça va mon garçon? Tu n’es pas blessé au moins? Lui demanda le directeur du magasin général, que Max connaissait très bien.

-Oui, oui, je n’ais rien, répondit-il.

-Ces cavaliers se croient tout permit, ou quoi! S’écria la femme d’un autre fermier.

Max, prit par la curiosité, se mit à suivre les trois mystérieux cavaliers qui se dirigeaient vers la maison d’Hazim. Arrivé près de cette dernière, le jeune aigle récita quelque chose de complexe «Ars-marot! Sertora!» Murmura t-il.  Tout à coup, il devint transparent et se fondit dans le décor.

En entrant sans faire de bruit dans la maison de son professeur, il entendit une conversation qui le laissa bouche-bé. La voici :

-Ton fils te salut, Hazim, bien qui ne peut pas être ici en ce moment, dit une voix que Max ne connaissait pas.

-Où est-il encore, cet enfant rebelle? Quand est-ce qu’il va décider de se présenter lui-même à son père? Dit la voix d’Hazim. 

-Il dit qu’il ne sait pas si vous accepterez, mais il aurait besoin de vous pour une besogne que seul vous pourrez accomplir, dit une deuxième voix.

-Allez dire à Razom que je ne l’aiderai jamais pour ses objectifs de haine. Au contraire, je ferais tout pour qu’il redevienne mon fils que j’aimais, mais je ne peux rien pour lui, dit de nouveau la voix d’Hazim, de plus en plus ferme. Allez-vous-en, maintenant!

-Vous le regretterez! Dirent les voix en quittant l’endroit. 

Hazim poussa un soupir. Vérifiant qu’ils étaient seuls, Max reprit son apparence normale.

-Je suis bien content de te voir, Max. Je pense que tu as entendu la conversation? Demanda Hazim.

-En fait, oui, lui révéla Max.

-Bien. Tu peux me poser des questions, car il va falloir que je t’explique certaines choses.

-Qui est Razom? Demanda Max.

«C’est mon fils, qui est malheureusement aveuglé par l’obscurité. Comme je te l’ais dis, il faut que je t’explique certaines choses. Au début, le créateur créa les cinq mondes qui sont; Loncégare, Terria, Erane, Sorgot et Malir. Il y eu aussi cinq cristaux d’une grande puissance qui contrôlaient les portes des mondes, qui seraient gardés dans un lieu nommé la chambre de cristal. Le descendant du premier gardien, un chat du nom de Steven avait pour meilleur ami mon fils, Razom, mais lorsque Razom a découvert le secret de Steven et vu les cristaux, il a été aveuglé par leur pouvoir et à tenté de les voler… Sauf qu’il ne savait pas que ces pierres ne peuvent se dévoiler qu’à leur gardien. Tout le monde peut les voir, du temps que le gardien est à proximité. 

«Steven c’était enfuit avec sa femme et son fils, mais Razom n’avait pas abandonné la poursuite pour autant. Une nuit, Steven et sa femme disparurent. On ne sait pas ce qu’est devenu l’enfant, mais aux dernière nouvelles, un chat qui ressemble à la sa description aurait été adopté par le docteur Éric Davidson, un habitant de Terria qui vient soigner les personnes qui ont besoin de lui dans tous les mondes. Il faut retrouver l’héritier avant Razom, car sinon, il aura tôt fait de parvenir à ses fins, c’est-à-dire libérer Saphorro, une créature de feu que le grand Imgrad-gol a emprisonné dans le royaume de l’entre-temps à l’époque de la grande guerre et où la seule porte se trouve au chemin infranchissable du gouffre d’Eprazan.

Voilà pourquoi je t’ais appris tout mon savoir, c’est pour que tu retrouve le fils de Steven avant mon propre fils.»

-Moi! Je ne peux pas…

-Oui, Max. C’est pour ça que je t’ais tout enseigné ce que je sais. Il faut que tu retrouve ce chat, car sinon, ce sont les cinq mondes tout entier qui courent à la catastrophe. Je te dis une bonne chose, surtout souviens toi de ce que tu sais.

Max regarda longuement son professeur sans dire un mot. D’ailleurs, même Hazim gardait le silence. L’aigle ne comprenait pas pourquoi c’était lui que le vieux chien avait choisit pour ce voyage, surtout que son père n’appréciait guère la magie.

-Pourquoi moi? Demanda enfin Max.

-Parce que il y a quelque chose en toi qui ma dévoilé que tu n’es pas celui que ta famille pense. Tu es bien Max, le jeune aigle de onze ans que je vois devant moi, mais tu découvriras bientôt qui tu es vraiment. Part maintenant, fais tes adieux aux tiens, car il falloir que tu partes pour ce grand voyage dans au maximum deux jours. 

Max prit congé de son professeur et quitta la maison. C’était une nuit de pleine lune, et l’astre illuminait la place d’une douce lumière. En réfléchissant à une manière de partir, le jeune aigle il se disait que c’était dur de quitter les siens, mais il se disait aussi que se pourrait être une bonne occasion de se faire une place dans le village et de changer sa réputation de bagarreur au mauvais caractère qui c’était bien encré durant ses onze années. L’aigle arriva enfin chez lui et entra. Sa famille; son petit frère Théo, ses petites sœurs Véronique et Cristalline, son père sa mère, tout le monde était assis à table et mangeaient de bonne appétit. Soudain, Max brisa sans le vouloir le calme de la maisonnée en tirant sa chaise qui grisa d’un bruit strident.

-Tu rentre encore à l’heure du repas, Max! Lui dit son père, irrité. Je t’avais pourtant dis d’aller directement vers la maison après le travail des champs!

Faisant semblant de l’ignorer, même si ces reproches lui faisait mal, Max prit la parole :

«Père, mère, il y a quelque chose que je voulais garder secret, mais maintenant, je vois que c’est impossible. Depuis que j’ai six ans, je suis l’apprenti d’Hazim, le chien sage.»

-Quoi! Tu as été l’apprenti de ce magicien?

-Oui père. Je l’ais rencontré un jour que je m’enfuyais après une de mes crises, qui selon moi, ce sont estompées depuis que je suis ces cours secrets, répondit Max.

-Continu, lui dit seulement son père.

-Tout à l’heure, des cavaliers étranges sont entrés chez mon professeur. C’est bizarre à dire, mais j’étais curieux de savoir qui ils étaient. La conversation que j’ai entendue alors m’a fait froid dans le dos. Lorsqu’ils ont enfin quittés la maison d’Hazim, ce dernier à expliqué que ces cavaliers recherchent cinq cristaux provenant d’un lieu légendaire appelé la chambre de cristal.

-La chambre de cristal? Cela veut donc dire que ce que je croyais n’était pas une légende! S’exclama sa mère.

-Explique-toi, Elsa, lui demanda son mari.

-Quand j’étais enfant, ma mère me racontait un conte pour m’endormir, mais moi je voulais toujours celui de la chambre de cristal, qui me dévoilait l’histoire de ce qu’on appelait les cinq mondes et d’une salle mystérieuse les reliant, la dite chambre de cristal. Tout le monde croyait que ce n’était qu’une légende, mais moi j’y croyais dure comme fer. Et maintenant, je vois que ce que je croyais est réalité.

-Voilà où je voulais en venir, reprit Max. Hazim veut que je parte retrouver l’héritier de cette chambre, car il m’a dit qu’un autre chien, Razom, le recherche aussi pour avoir des cristaux qui lui permettront de libérer une créature qui aura vite fait de ravager les cinq mondes.

-Il est hors de question que tu…

-Laisse! Dit la mère de Max en interrompant son mari. Max a le droit de choisir son destin, même si cela me fend le cœur qu’il veuille partir. Mais si c’est vraiment sa destinée, ont ne peut rien.

Max décida de rester chez lui durant deux jours, pour faire correctement ses adieux à sa famille, même si son père ne lui parla jamais. Lors de son départ, tout le monde de son village étaient venus lui dire au revoir, excepté son père. En arrivant dans la vallée sur son ibergof, une créature ressemblant un peu à un cheval, Max compris alors que rien ne serait plus comme avant.

Chapitre 3 Modifier

Aucun bruit ne sortait de ce village du pays de l’Ougassant, comme si ses habitants, par cette nuit noire, attendaient un danger imminent. Soudain, un son de cloche brisa le silence menaçant suivit d’un cri qui disait : «Ils arrivent! Ils arrivent!» Mais le silence se fit de nouveau. Il fut brisé pour la seconde fois lorsque des hurlements à glacer le sang retentirent, puis ensuite des explosions. «Ils s’attaquent aux murailles!» Cria une voix. «Archers, à mon commandement, tirez!» Une pluie de flèche s’abatis sur les attaquants, qui, sans s’en soucier, se protégèrent avec leurs boucliers et continuèrent leurs occupations. Une bataille démarra, qui dura longtemps, trois heures pour être exacte, mais les assiégés commençaient à être fatigués. Conséquemment, ce qui devait arriver arriva. Les attaquants réussir à entrer en ville et se mirent à parcourir les rues en menant du mieux qu’ils le pouvaient l’ordre de leur chef, qui était : «Tuez-les tous, vous m’entendez? Tuez-les tous! Je ne veut plus en voir vivant!»

C’était avec haine et colère que ces guerriers noirs défilaient dans la ville tout en laissant lamentation et désespoir partout où ils passaient, mais leur chef leurs imposa un autre ordre : «Détruisez et brûlez tout ce que vous voyez! Il ne doit plus y avoir de trace du peuple des tigres de l’Ougassant!» Je pense que vous avez compris que l’objectif de ces guerriers est d’exterminer la race d’Ougassom le grand, le premier tigre de Tasmanie à avoir quitté Terria à l’époque du grand cataclysme. Son peuple et tous ces descendants ont ensuite commencés à s’appeler les dits tigres de l’Ougassant.

Plus tard, dans une pauvre chaumière tout au fond de la ville, une famille inquiète était sur le qui-vive, tremblante aux moindre cris, bruits, ou lamentation. Le père s’adressa à sa femme :

-À mon signal, tu prendras notre fils avec toi et tu t’enfuiras le plus loin possible.                 

-Je n’irai nulle part sans toi, lui répliqua sa femme.

-Non! Tu dois m’écouter. C’est la vie de notre fils qui est en jeu autant que la notre, mais la sienne encore plus et…

Le mari se fit interrompre par des coups frapper sur la porte de bois un peu défraichi, suivis d’une voix grave qui criait à qui voulait bien l’entendre «Ouvrez, par ordre de Razom le futur roi!» Mais personne dans la chaumière ne réagit, laissant deux minutes s’écouler ainsi. Tout à coup, la porte éclata en morceaux sur le passage de deux guerriers qui fonçaient à l’intérieur. Profitant de l’effet de surprise, le tigre de l’Ougassant se jeta sur ses adversaires mais ils roulèrent ensemble dans la poussière. La femelle n’hésita pas une seconde. Elle prit son fils avec elle et se mit à courir à l’extérieur du plus vite qu’elle le pouvait.

-Je veux papa! Pleurait son petit qui avait l’air d’avoir quatre ans.

Sa mère ne répondit rien, et elle accéléra la cadence. Arrivée dans une petite clairière dans la forêt, elle posa son enfant dans un tas de feuilles mortes en lui chanta une berceuse. Soudain, elle aperçu une forme noire sur le chemin et se remit à courir après avoir dit adieu à son fils, qui pleura en voyant la forme aux trousse de sa mère.


En ce magnifique printemps, la neige cristalline fondait avec le redoux sous les pas de l’homme. Grande barbe blanche, tunique blanche et cheveux blanc, cet homme était en fait un des grands mages du monde d’Erane en exil volontaire à cause de la rude guerre qui frappait leur pays. Près de la forêt, ce qu’il vit le rendit bouche bé. Des ruines de maisons calcinées rendaient le décor triste à voir tandis que d’innombrables corps inanimés jonchant le sol donnaient une touche dramatique à la scène. L’homme se rendit compte que les corps étaient tous de la même race, comme si on aurait voulu détruire une lignée, ce qui était malheureusement le cas. Il se dirigea ensuite vers la forêt. En arrivant dans une clairière, le mage se mit à entendre des faibles pleurs qui semblaient venir d’un tas de feuilles. Il découvrit dans ce dernier un enfant épuisé mais qui continuait de pleurer et lorsqu’il le vit, ce dernier garda le silence en sanglotant doucement.

L’homme ne dit rien aussi, car il était trop occupé à l’observer. L’enfant qui se tenait devant lui était bien un tigre de l’Ougassant, comme les corps inanimés, mais une grande différence se démontra au mage : c’était le seul vivant. 

-Viens avec moi. N’ais pas peur, je ne te ferai aucun mal, dit-il à l’enfant. Pendant les neuf années suivantes, l’homme éleva le jeune tigre comme son propre enfant, car il avait deviné se qui ce passait. Le mage nomma l’enfant Fist, à cause de l’immense force qu’il développa au fil des années, et l’opinion de l’homme sur lui se renforça. Au jour de ses treize ans, le mage dû révéler la vérité à l’orphelin.

-Je dois retourner à Erane, car je suis attendu depuis longtemps là-bas, dit-il.

-Je pourrais…

-Non Fist. Tu ne peux pas venir avec moi, reprit le mage. Ta place est ici, à Loncégare, et maintenant, tu es assez grand pour que je te parle de la prophétie.

-Une prophétie! Mais quelle prophétie? Demanda Fist.

-C’est une prophétie dont l’origine date de la disparition du gardien de la chambre de cristal. J’espère que tu sais quel est ce lieu?

-Oui, oui, vous n’arrêtez pas de me raconter son histoire.

-Bon. Et bien, voici la prophétie :  


Lorsque l’heure de désespoir frappera, 

L’héritier de la chambre de cristal reviendra

Accompagné  des descendants 

D’Imbrag-Gol le magnifique

Et d’Ougassom le grand 


À son retour

Paix et joie reviendront 

Et Témnor, vaincu, partira

Pour de bon disparaitra


-Quel est le rapport avec moi? Demanda Fist après avoir écouté attentivement.  

-Le guerrier de la race d’Ougassom, c’est toi, lui dévoila l’homme.

Cette dernière phrase frappa Fist comme un éclair. Il avait de la difficulté à comprendre pourquoi c’était lui, mais le mage devina sa crainte.

-Tu es le seul tigre de l’Ougassant encore vivant, car tu es le seul à avoir échappé au massacre de ta race. 

Fist baissa les yeux. Il se rappela les derniers moments passé avec sa mère, alors qu’il n’avait que quatre ans, mais il ne resta pas écrasé sur son sort bien longtemps.

-Selon vous, comme est t-il, l’héritier? Demanda t-il.

-C’est un jeune chat gris, habillé de façon étrange, car il a été élevé chez un homme de Terria. 

Fist ramassa son épée qu’il avait nommé Iringa (Qu’on prononce Irinn-ga), en souvenir de sa mère et la plaça dans son fourreau sur la ceinture de sa tunique rouge.

-Il va falloir que tu partes bientôt, car je sens que les guerriers qui ont massacrés ton peuple sont à ta recherche.

-Adieu Garant, et merci encore de m’avoir sauvé, dit Fist au mage.

-Adieu Fist. Je te souhaite de faire bonne route.

Ainsi c’était déroulé la vie de Fist depuis sa naissance. Maintenant, il savait qu’il devait se joindre à l’héritier, mais où était-il, il ne pourrait le dire, mais son instinct lui disait que c’était sa mission et il devait le faire et c’était avec cette confiance en lui qu’il se dirigea vers le vaste monde.

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Ce sondage a été créé le juin 11, 2017 18:18 et 0 personnes ont déjà voté.

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